Tout le monde ou presque a le souvenir d’avoir câliné ce bout de tissu ou cette peluche très vite devenus informes à force d’être trimbalés, traînés partout où on allait. Pour certains, ce doudou provenait d’un morceau de drap que l’on trouvait dans les berceaux transparents des maternités ou du foulard de maman ou le t-shirt de papa. Pour d’autres, il s’agissait de l’une des nombreuses peluches offertes à leur naissance.

Ce doudou (ou nin-nin) porte aussi un nom, ce qui lui donne encore plus d’importance aux yeux de l’enfant. C’est généralement à partir de 4 mois que cet objet prend tout son sens et accompagne l’enfant partout où il va. Il le réclame, chouine lorsqu’il n’est plus dans son champ de vision et vient le serrer fort contre lui pour le rassurer lorsqu’il en a besoin. Tous les sens de bébé sont éveillés au contact de ce doudou: le toucher, la vue, l’odorat qui lui permet de lui rappeler son environnement familier, le goût lorsqu’il le porte à la bouche ou encore l’ouïe s’il s’agit d’un objet musical.

Il faut laisser bébé s’approprier son doudou et ne pas le forcer à en avoir un ou non. Il peut s’agir d’un objet rassurant lorsque les parents ne sont pas présents. Il recherche alors cette l’affection auprès du doudou ou de la peluche.

Lorsque l’enfant est en âge de faire sa première rentrée des classes, il est très difficile pour lui à la fois de quitter ses parents pour quelques heures mais également très pénible de devoir laisser son doudou de côté pendant les heures de classe. Il s’agit à ce moment de lui expliquer qu’il retrouvera son objet fétiche plus tard, lors de la sieste puis le soir une fois rentré à la maison.

C’est d’ailleurs au moment d’entrer à l’école que l’enfant lâche de plus en plus son compagnon de câlins, mais il n’est pas recommandé de le forcer en quoique ce soit. Il décidera de lui même quand se séparer de son doudou adoré.