Même l’enfant défini comme le plus bon a un côté rebelle et désobéissant, il est juste que les enfants essaient d’affirmer leurs pensées et décident eux-mêmes comment réagir dans certaines situations, même s’ils ne se comportent souvent pas correctement à votre avis.

Il est évident que dans ce cas, le parent doit intervenir, pour orienter l’enfant vers la cohabitation civile et le respect d’autrui, en fixant des limites et en expliquant pourquoi il est nécessaire de se comporter d’une manière plutôt que d’une autre.

Dans certains cas, il est donc nécessaire de reprendre l’enfant et de le gronder, pour autant que cela soit fait de manière correcte.

La punition, la fessée, le châtiment ou le chantage sont inutiles, tout comme la récompense pour avoir obtenu ce que vous voulez de votre fils à court terme.

Il y a un chemin plus lent fait d’écoute et de communication qui conduit à l’auto-éducation de l’enfant et à des résultats positifs dans le temps plutôt qu’à des comportements immédiats mis en œuvre par peur de la réaction des parents ou pour obtenir quelque chose qui les intéresse.

Si vous voulez vous assurer que votre enfant reçoit le message lorsque vous le reprenez sans qu’il puisse douter de l’immense amour que vous lui portez, commencez à suivre ces 4 règles qui vous aideront à améliorer la relation parent-enfant même dans une situation de tension.

1) La bonne réprimande doit l’être

L’attention des enfants a tendance à s’émousser très vite et après peu de temps, l’avalanche de mots que vous prononcez les touche même plus. La reprise du mauvais comportement devrait avoir lieu dans une minute environ, où le mauvais comportement du moment est signalé sans trop assaisonner le désaccord avec de vieux malentendus déjà survenus.

Donnez-lui la possibilité de se concentrer et de comprendre une chose à la fois.

2) Le succès immédiat du fait

La réprimande doit être faite immédiatement ; les jeunes enfants n’ont toujours aucune idée du passé et de l’avenir, ils vivent dans un présent continu et il suffit de très peu pour classer des faits qui se sont produits même quelques heures auparavant.

Pour être compris, la réprimande doit être faite immédiatement. Il est inutile d’attendre de rentrer à la maison ou d’aller le chercher après les heures de bureau pour quelque chose qui s’est passé à la maternelle ou peut-être la veille chez les grands-parents. Ils ne comprendraient même pas ce à quoi vous faites référence et n’associeraient donc pas les réprimandes à la raison pour laquelle ils les reçoivent.

3) L’isolation

Il vaut mieux ne pas crier sur les enfants devant d’autres personnes, ils se sentiraient humiliés et se concentreraient davantage sur l’embarras du moment que sur ce qu’ils ont fait de mal.

Mettez l’enfant de côté, isolez-vous un moment, placez-vous à sa hauteur pour le regarder dans les yeux et établir un contact qui ne puisse pas le distraire, vous vous assurez ainsi que toute son attention est centrée sur vous et sur ce que vous voulez lui communiquer.

4) L’explication

Ne vous contentez pas de dire que quelque chose n’est pas fait, mais expliquez-lui pourquoi ce comportement est mauvais et ce qu’il cause sur lui et chez les autres. Il comprendra ainsi mieux l’effet de ses actions et, s’il constate qu’elles sont à son désavantage, il sera moins enclin à les répéter.

Par exemple, il est beaucoup plus efficace de dire “ne poussez plus le bébé parce qu’il est tombé et s’est blessé, il ne voudra donc pas jouer avec vous” que de dire “vous êtes mauvais, vous n’êtes pas puni”.

Une chose fondamentale est d’être conscient que crier, terroriser, élever la voix ou pire encore, lever les mains est inutile car cela n’enseigne pas l’éthique du comportement juste, car les enfants seront amenés à vous imiter et à croire qu’il est juste de faire de la violence aux autres comme on le fait à eux.