Les cauchemars d’enfants peuvent survenir rarement, de temps en temps ou très souvent. Ces mauvais rêves peuvent également s’accompagner de visions effrayantes qui peuvent changer leur comportement. Dans tous les cas, il est important de comprendre leur origine afin de savoir comment les accompagner. Le but est de faire disparaître ces mésaventures nocturnes et de faire en sorte que ces dernières ne deviennent ni trop traumatisantes ni trop récurrentes dans le temps.

Cauchemars d’enfants : Pourquoi ?

Par définition, le cauchemar correspond à un rêve angoissant appartenant au sommeil paradoxal. Il apparaît donc à la fin d’un cycle de sommeil et s’enchaîne avec un micro réveil naturel. Il s’agit d’un rêve de haute intensité émotionnelle se produisant en général dans la seconde partie de la nuit et laisse un souvenir instantané ou peut perdurer jusqu’au réveil. Ces mauvais rêves surviennent surtout entre 2 et 4 ans. Or, les enfants ne savent différencier rêve et réalité qu’à l’âge de 4 ans. Ils ont peur, pleurent et réclament la présence des parents pour les rassurer. Période difficile pour l’enfant et les parents, elle est pourtant naturelle et favorable à son développement psychologique. Il arrive parfois qu’après une grande peur causée par les cauchemars d’enfants, les bambins ne veulent plus se rendormir.

Au jour le jour, l’enfant vit dans un monde rapide, bruyant et violent. Dans son rêve, il va tenter de surpasser ses angoisses et y inclure des créatures féroces et imaginaires qu’il arrive généralement à canaliser. Incité constamment à grandir et à découvrir les différentes facettes de la vie, votre petit est confronté à plusieurs règles et se doit d’obéir. Ces conflits intérieurs entre l’envie et la peur de grandir vont alors s’exprimer inconsciemment à travers les mauvais rêves. Les cauchemars trop effrayants et répétitifs révèlent souvent des angoisses. Les nuits de sommeil deviennent traumatisantes et par conséquent, les journées illustrent des défauts de comportement et d’autres difficultés scolaires.

Comment réagir ?

Tout d’abord, sachez différencier terreur nocturne et cauchemar. Les terreurs nocturnes se manifestent quelques heures après l’endormissement pour ne durer qu’entre une à vingt minutes. Pendant ce temps, l’enfant va crier, transpirer, s’agiter, avoir du mal à respirer et même avec les yeux grands ouverts. Il ne reconnaîtra pas ses parents. Si le cas se produit, il n’y a pas grand-chose à faire à part rester près de lui et le rassurer. Si ces terreurs nocturnes se répètent souvent, surtout après 6 ans, n’hésitez pas à consulter un psychologue ou un pédiatre.

Par contre, s’il s’agit d’un cauchemar, vos réactions devraient être différentes.  En premier lieu, il convient de parler à voix basse et ce sans allumer la lumière. Soulagez-le par votre présence protectrice. Ensuite, écoutez-le raconter son vécu afin qu’il s’en détache et retrouve son calme. Veillez à ne pas mettre en cause la véracité des faits racontés. Toutefois, les rituels de la chasse aux cauchemars sous le lit ou dans le placard ne sont pas recommandés. Rejoignez votre lit en l’embrassant et en laissant la veilleuse allumée.

La solution au cas par cas

Si l’enfant cauchemarde de temps en temps, c’est tout à fait normal. A vrai dire, les rêves et les cauchemars d’enfants font partie de l’activité onirique se déroulant pendant le stade du sommeil paradoxal. Tous deux délivrent des messages de l’inconscient qui illustrent la préoccupation, l’angoisse et l’agressivité de votre enfant. Ils règlent les conflits intérieurs. Dans ce cas de figure, ne manifestez pas de l’exaspération et montrez-lui qu’il est pris au sérieux.

Étant donné que le cauchemar correspond à un rêve à forte charge anxieuse, il peut engendrer des visions effrayantes. Ainsi, le maître qui l’a chagriné pendant la journée jouera par exemple le rôle de dragon assoiffé de sang pendant le sommeil. Dans ce cas, veillez à respecter son angoisse. Ne niez pas la présence de monstres dans sa tête et ne cherchez pas à le décortiquer.

Enfin, il peut arriver que les cauchemars se reproduisent sur une longue durée. Cela traduit une grosse angoisse et un blocage infranchissable. Ces mauvais rêves entraînent souvent des changements de comportement. Si votre petit craint l’arrivée de la nuit et essaie de retarder l’heure du coucher, il s’agit sans doute de signes à ne pas minimiser. Par conséquent, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue pour l’aider à dénouer ce nœud qui empoisonne sa vie.

Comment faire disparaître les cauchemars ?

Il existe plusieurs techniques pour faire en sorte que les cauchemars d’enfants ne se poursuivent pas lorsqu’ils se rendormiront. Premièrement, tentez de consoler et de rassurer votre progéniture par votre simple présence. Ensuite, suggérez-lui de poser une veilleuse et d’allumer une lumière à faible intensité. Vous pouvez, entre autres, faire le tour de la chambre afin d’inspecter qu’aucun méchant personnage ne s’y serait caché. A part cela, incitez-le à boire un verre d’eau et ne riez pas lorsqu’il raconte ses peurs. Mieux vaut ne pas lui proposer de dormir à vos côtés. Par contre, le lendemain, approchez-vous de lui pour en parler et pour lui proposer de dessiner ce dont il se rappelle.